Club de lecture

Pour votre information concernant l'année 2017-2018

 

Notre association les Amis de la bibliothèque poursuit son activité  Club de lecture.
Nos rencontres seront toujours le troisième mercredi de chaque mois, à 20 h 00 à la bibliothèque.

Lors de ces rencontres mensuelles chacun est invité à donner ses impressions sur le livre choisi, également, si vous le désirez, sur cette page vous pourrez nous faire part de vos avis, suggestions ou déposer vos écrits dans notre boîte derrière la banque de prêts  etc. A l'issue de cet échange un résumé est proposé, pour être  inséré dans le bulletin municipal ainsi que sur notre site. Les textes sont aussi classés et lisibles à la bibliothèque.

 

 CLUB-LECTURE

 

Planning mis à jour le 27-11-2019.

 

 

 

 


 

 

Vous souhaitez nous donner votre avis n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse ci-dessous réponse assurée.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Résumés Club de lecture


                  

Pour lire l'ensemble des textes proposée depuis la saison 2009 à la saison 2018-2019 (onglet Nos archives) ou en utilisant ce lien ci_dessous :

Nos_archives

 

                                   

 

Saison 2019-2020

 

Lecture du mois de novembre 2019

 

L’Art de Perdre d’Alice Zeniter

 

 

Parce que personne ne lui en a parlé, Naïma connaît peu de choses sur sa famille paternelle d’origine algérienne. Ali, son grand-père enrichi dans le commerce des olives et devenu harki avec la guerre d’indépendance, disparaît avant de lui parler. Sa grand-mère Yema ne parle qu’arabe, une langue que Naïma ignore. Son père Hamid préfère taire l’histoire familiale, honteux de son propre père.

Ali, Hamid, Naïma, sont les représentants de trois générations d’une famille ballottée par l’Histoire entre l’Algérie et la France de 1930 à nos jours.

Alice Zeniter signe un roman empreint de poésie où l’identité, le rapport à la France avec ses anciennes colonies, sont présents à chaque page. A travers ses personnages, l’auteure dresse aussi un tableau de la société française d’aujourd’hui.

 

 

Lecture du mois d'octobre 2019

 

Une fois, un jour D’Erri De Luca

 

 

Dans une magnifique écriture sobre et très poétique De Luca nous invite dans les méandres des souvenirs de son enfance napolitaine.

Il s’adresse à sa mère, personnage central du livre. Il se remémore cet enfant rêveur, taciturne et bègue qu’il était, sensible aux reproches de sa mère de n’être pas conforme aux devoirs qu’elle lui réservait. Il s’interroge sur le mystère de cette mère si proche et si lointaine et de leur incompréhension mutuelle. Il évoque aussi, avec une grande sensibilité, les figures aimées, son père devenu brutalement aveugle, son ami d’enfance qui s’est noyé, la servante au grand cœur de ses parents et son épouse disparue.

Ce récit autobiographique est aussi l’occasion d’une réflexion sur les difficultés de construction de notre propre identité.

Catherine

 

Lecture du mois de septembre 2019

 

Les Victorieuses de Laetitia COLOMBANI.

 

 

 

« Les victorieuses » est le second roman de Laetitia Colombani.

Une citation du Pasteur William Booth fondateur de l’Armée du Salut en Angleterre et un poème d’une sœur anonyme du Couvent des Filles de la Croix XIX -ème siècle nous plongent dès le début, dans l’ambiance du récit.

Laetitia Colombani nous relate à un siècle d’intervalle le destin de Blanche et Solène, toutes deux issues de milieux aisés, qui trouveront leur raison de vivre en apportant leur soutien aux femmes en situation de grande précarité.

Avec l’arrivée difficile de l’Armée du Salut en France dans les années 1880, les salutistes engagés pour sauver les gens de la misère devaient résister aux persécutions car la pensée de W. Booth prônant, dans l’Armée du Salut, l’égalité des sexes était une révolution. C’est donc à cette époque que nous suivons, Blanche et Albin Peyron, oubliés de l’histoire, qui consacrèrent leur vie à aider des femmes profondément abîmées à retrouver leur dignité, en leur créant un lieu d’accueil, « le Palais de la Femme ».

En parallèle un siècle plus tard dans le Paris d’aujourd’hui, Solène jeune avocate brillante, est hospitalisée suite à un drame professionnel, pour soigner un burn-out. C’est au « Palais de la Femme », que Solène va découvrir la misère, et la force de ces femmes de tous milieux qui expriment leur détresse de façon si différente mais se soutiennent dans les pires moments, elle y trouvera sa place en les aidant, et parviendra à redonner un sens à sa Vie.

Très beau roman qui nous fait revivre l’histoire de l’Armée du Salut, et la vie de femmes en grande détresse avec des temps forts et de l’émotion.

Le Palais de la femme est situé à l’angle de la rue Faidherbe dans le 11è arrondissement à Paris. Classé aujourd’hui aux monuments historiques il est toujours la propriété de l’Armée du Salut.

                                                                                         Nicole Pajot


 

 

Saison 2018-2019

 

Lecture du mois de juin

Le Bruit et la fureur, William FAULKNER

 

 

 

Le titre du roman est extrait du Macbeth de Shakespeare : "La vie... est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien." La lecture est un labyrinthe où soufflent les quatre mouvements hurlants d'une symphonie grattée jusqu'à l'os. On erre déconcerté entre l'amour qui crie et la haine qui suinte mais subjugué par la magie féroce de l'œuvre pour autant qu'on suive l'inéluctable décomposition d'une de ces familles de grands propriétaires de plantations dans le Sud Profond des Etats-Unis, entre 1910 et 1928. Autrefois hobereaux prospères, ils sont tombés dans la misère, la déchéance depuis la guerre de Sécession, la fin de l'esclavagisme et de la main-d'œuvre payée à la cravache, la chute d'un monde corrompu. Ce monde ne se relèvera pas c'est la peinture que nous en fait Faulkner. Amours perdues, jalousies morbides, désespoirs irréversibles, haines recuites, c'est une même histoire que tonnent quatre voix dans le flot désordonné de leurs pensées intérieures. Celles des sensations errantes d'un frère idiot, celles follement jalouses d'un frère suicidaire, celles perverses et cyniques d'un dernier frère, saisies dans l'absence d'une sœur aimante et délurée, objet de toutes les passions et douleurs, et la petite lumière, qu'on ne sait si elle va mourir, que tient encore la vieille domestique noire, clef de voûte d'une nuit de cendre qui n'en finit pas de descendre.

 Jehan-Jacques

 

 

 

 

 

 

Haut de page