L’association les Amis de la bibliothèque de Limours propose grâce à  Lysiane Petit une rencontre appelée :

Lecture Re-découverte qui se tient le troisième mardi du mois, à 16h00 , à la bibliothèque municipale de Limours.

 

Un auteur ou un thème peuvent  être abordés, illustrés d’extraits littéraires.
Nous vous communiquons  le calendrier des rencontres pour la saison 2017-2018

 

MOIS

JOUR à 16h

TITRE

SEPTEMBRE

Mardi 25

Volcans

OCTOBRE

Mardi 16

Benoite GROULT

NOVEMBRE

Mardi 20

Un musicien – un poète

DECEMBRE

Mardi 18

Femmes et la révolution

JANVIER-2018

Mardi 15

 Thrillers

FEVRIER

Mardi 19

Un prix littéraire

MARS

Mardi 19

Marguerite DURAS

AVRIL

Mardi 16

F. BOURDIN

MAI

Mardi 21

Lectures coups de coeur

JUIN

Mardi 18

Lectures diverses et variées

 

Les séances sont ouvertes à tous.

Résumés Re- découverte


          Fonctionnement ::

Après chaque rencontre, un résumé est édité puis remis aux personnes présentes en début de séance suivante et publié sur cette page.

Ces textes, sont aussi classés dans des dossiers lisibles à la bibliothèque, ou vous pouvez également retrouver  l'ensemble des textes des années précédentes, est en ligne boite de dialogue "Nos archives" puis section

Re-découverte 2015-2016 - 2016-2017 ou bien en cliquant ici  Nos archives

 Les textes sont assemblés en document PDF consultables directement en Cliquant ici

 

 

Sortie de ce mois d'aout 2018 lire ci-dessous  :

  • Le mardi 28 aout 2018 les Clubs de lecture et  Redécouverte ont passé une journée ensemble à Montmorency (95) au programme :
  • visite de la ville à pied en passant par jardins et ruelles
  • visite guidée du musée Jean-Jacques Rousseau et de son jardin entre  11h et 12h30.
  • Après midi, visite de  la Collégiale St Martin.
  • Lecture du récit de cette sympathique journée en  cliquant ici

 

 

Animatrice Madame Lysiane Petit

 

 Saison 2018-2019

 

Lecture du mois d'avril

 

Un soupçon d’interdit De Françoise BOURDIN

 

 

 

Un peu plus loin que Montpellier, près des bois, s’élève une grosse propriété avec dépendances, c’est la Jouve. Ancienne magnanerie … Elle abrite toute une famille  les BRECHIGNAC dont les membres sont heureux de se côtoyer.

 

Le père Maximilien sculpteur, son vaste atelier est situé dans les dépendances de la propriété. Sa femme Nelly, d’origine russe, ancienne couturière, elle avait son petit atelier à Paris, elle s’occupe de l’intendance et de la cuisine pour la grande famille.

 

 Leur fils aîné Vladimir est marié avec Diane qui est infirmière à mi-temps, ils ont une fille Juliette qui est étudiante aux Etats Unis.

 

Le second fils Dimitri est créateur de parfums de luxe, il est célibataire et possède un appartement à Montpellier. Son laboratoire est placé dans les dépendances du domaine.

Un troisième fils Yvan œnologue tenant avec sa jeune femme Daphné une cave de vins renommés à Montpellier est décédé depuis 8 ans. Daphné est entourée par la famille, très estimée par Max le père, elle revient souvent à la Joule.

 

Béatrice quatrième de la fratrie est mariée avec Hubert qui est psychologue. Ils ont deux fils, Béatrice les élève et aide sa mère pour maintenir le train de vie de cette grande demeure.

 

La dernière Eve a repris l’atelier de couture de sa mère, installée elle aussi dans les dépendances. Elle aime Maud et ne sait comment l’annoncer à la famille.

Anton qu’il ne faut surtout pas oublier, homme à tout faire, respecté de tous, est là pour effectuer des petits travaux dans la demeure ou dans le parc. Il est très attaché à la famille et partage les repas avec eux à leur table. Il est d’origine russe et est le fils d’une ancienne employée de Nelly.

Très rapidement nous apprenons que Max sculpteur retourne régulièrement à Paris, il a gardé l’atelier de sa jeunesse avant de s’installer à la Jouve où il a plus de place et où les enfants peuvent s’épanouir. Nous apprenons également qu’il mène une double vie avec sa maîtresse Nathalie et qu’une fille âgée de 35 ans est née de cette relation illégitime. Par hasard Ivan a appris la situation de son père, sa trahison. Lors d’une altercation violente entre le père et le fils, Ivan est tombé dans la cage de l’escalier et est mort sur le coup. Que s’est-il passé exactement ?

 

Dimitri le protecteur de Daphné, son confident, tombe amoureux de la jeune femme. Celle-ci dans le même temps ressent les mêmes sentiments, ni l’un ni l’autre n’osent aborder cette nouvelle situation.

 

Plus rien ne sera comme avant à la Jouve, mais la vie est là qui reprend ses droits.

 

Françoise Bourdin est née en 1952 à Paris. Elle a publié une quarantaine de romans et se plaçait en 2012 au 4éme rang des écrivains français en nombre de livres vendus. Elle est aussi scénariste pour la télévision. Beaucoup de ses romans ont été adaptés.

Lectures idéales pour les vacances.

Lysiane Petit

 

 

 

 

 

Lecture du mois de mars

 

Marguerite DURAS née DONNADIEU (1914 – 1996)

 

 

Elle est née en Indochine où ses parents étaient enseignants. Elle avait deux frères plus âgés qu’elle. Son père malade décède alors qu’elle avait 4 ans.

Après des années difficiles, la mère obtient une concession à la Direction générale du cadastre, laquelle Direction n’ayant pas reçu de dessous de table, et s’adressant à une femme seule, lui attribue une concession incultivable au bord de la mer de Chine.

Elle a l’idée, sans autre avis de gens plus avisés sur le sujet, de construire contre les grandes marées du Pacifique un barrage qui protègerait ses terres et celles de ses voisins.

Le barrage est construit par des centaines de paysans séduits par l’espoir de la mère. Les frais sont assurés par cette dernière.

Mais aux grandes marées le Pacifique traverse les barrages. (Lire « Un barrage contre le Pacifique »)

Ce roman qui s’inspire de la vie de M. Duras et sa famille en Cochinchine, nous emporte dans l’univers de sa jeunesse. L’amant chinois, très riche et plus âgé de 12 ans que Marguerite, va par sa générosité permettre à la mère de régler ses dettes.

Marguerite Duras revient en France en 1931 pour ne plus la quitter.

En 1933 elle débute ses cours à la faculté de droit.

En 1936 elle rencontre Robert Antelme qui deviendra son mari en 1939. Elle obtient sa licence de droit.

Elle obtient un double diplôme d’études supérieures en économie politique et en droit public en 1937.

En 1942 naissance d’un petit garçon qui meurt le même jour. Le couple s’installe à Paris au 5 rue Saint Benoit.

En 1943 c’est la publication de son premier roman « Les impudents ».

En 1944 entrée dans la Résistance du couple Antelme avec Dionys Mascolo, sous la férule de François Mitterrand. Son mari sera arrêté et déporté à Dachau, il sera libéré en juin 1945.

En 1947 naissance de son fils Jean Mascolo et le divorce d’avec Robert Antelme.

En conclusion Marguerite Duras s’est engagée politiquement. Son œuvre littéraire, théâtrale, pour le cinéma, le journalisme est foisonnante. Tout ne peut être cité ici, jusqu’à la fin de sa vie elle écrit.

Elle s’isole à Neauphle- le- château et meurt rue Saint Benoit assistée de son compagnon Yann Andrea. Elle est inhumée au cimetière Montparnasse.

Figure illustre du nouveau roman.

Livres lus :

« Marguerite Duras »de Romane Fostier

« Un barrage contre le Pacifique » de Marguerite Duras

« L’amant » de Marguerite Duras (prix Goncourt 1984)

« L’amant de la Chine du nord » de Marguerite Duras.

Lysiane Petit

 

Lecture du mois de février 

Andreï MAKINE 

 

 

Né en Sibérie le 10 septembre 1957 - Le testament français prix Goncourt 1995.


La France vue et racontée par la grand-mère de l’auteur lorsqu’il était enfant et passait avec sa sœur des vacances à Sorenza au bord de la steppe en Russie. Cette grand-mère Charlotte Lemonnier est d’origine française émigrée, elle a gardé dans une valise des photos, des coupures de journaux, des objets qui vont lui servir à apprendre aux enfants leurs origines. La venue à paris en 1866 du tsar et de sa femme Alexandra Fedorovna, l’inondation de Paris en 1910, la seine en crue qui fait penser aux enfants à une France « Atlantide ».
Peu à peu le petit fils s’imprègne de la culture française à travers la langue et les récits de sa grand-mère. La littérature et la poésie en font partie, on chante la Marseillaise. La mère de Charlotte étant devenue veuve alors que l’enfant est très jeune, leur vie va basculer et sera de plus en plus précaire : guerres, révolution, famine, viols, conditions de vie extrêmes.
Adolescent Aliocha perd sa mère puis son père, la sœur de son père s’installe dans leur l’appartement. Avec son compagnon ils évoquent des souvenirs : le secret de Charlotte, la Russie de l’époque avec ses cruautés : la Béria (ramassage par une voiture noire de femmes belles, jeunes), les samovars mutilés de la guerre sans bras ni jambes, violents entre eux, pauvres êtres rejetés.
Assoiffé de culture française l’adolescent vit dans les livres, se démarque des autres élèves de sa classe et se trouve au même point d’isolement que le cancre Pachka. Leur statut de parias dans la société de la classe finit par les unir. Ils vont à la pêche ensemble sur les rives enneigées et gelées de la Volga. C’est une période initiatique.
Dernières vacances avec Charlotte, intimité entre l’adolescent et sa grand-mère, elle se confie à lui.
Plus tard nous assistons à l’arrivée en France de ce personnage où la vie pour un nouvel arrivant vivant dans la clandestinité est très difficile. Malade il en arrive à dormir dans un cimetière (une niche funéraire comme il le dit) pour se soigner.
Il demande l’asile politique qui lui est accordé. Intégré dans la vie sociale il n’a qu’un désir faire venir sa grand-mère dans un petit appartement où il aménage avec amour une chambre décorée d’objets et meubles anciens achetés peu à peu représentant la jeunesse de Charlotte. Mais Charlotte ne viendra pas. Elle a laissé une longue lettre avant de mourir, voilà un an déjà, pour son petit fils où elle lui dévoile un ultime secret de famille, accompagnée d’une photo qui dès le début du récit avait intrigué l’enfant.
L’archipel d’une vie d’Andreï MAKINE
Aux confins de l’extrême orient russe, dans le cœur de la taïga Pavel Gartsev et quatre compagnons sont chargés de capturer un criminel aux multiples visages.
Qui est-il ?
Lorsqu’enfin Pavel connaît la véritable identité du fugitif sa vie en sera bouleversée.
________
En 1995 A. MAKINE obtient les prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis avec le testament Français
En 1996 il obtient la nationalité française
En 2016 il est reçu à l’académie française (plus jeune académicien à ce jour).
Lysiane Petit

 

 

 

Lecture du mois de janvier

La Vérité sur l’affaire Harry QUEBERT
Livre écrit par Joël Decker.

 

 

 

Dans la propriété du professeur d’université Harry Quebert le corps d’une jeune fille disparue il y a 25 ans est retrouvé, c’est celui de Nola Kellergan.

Nous apprenons que le professeur, l’un des écrivains des plus respectés du pays, depuis la parution de son livre « Les origines du mal », aurait eu une liaison l’été 1975 avec la jeune fille. Il avait alors 34 ans et Nola 15ans.

Marcus Goldman ancien élève du professeur quitte New York pour se rendre auprès de son ami dans le New Hampshire. Il est persuadé que Harry est innocent de ce crime.

Pendant ce temps Harry est arrêté et incarcéré.

Le jeune Marcus dispose de l’immense maison de son ami, il trouve des photos compromettantes.

Lors d’une visite à la prison Harry Quebert lui demande de brûler photos, manuscrit et lettre. Le jeune homme s’exécute.

Marcus fait l’objet de nombreuses menaces, il sait qu’il dérange et est en danger. La maison de Harry est brulée, Marcus est sain et sauf.

Que s’est-il passé à Aurora dans le New Hampshire en cet été 1975 ? qui a tué Nola.

Sur fond d’élection présidentielle, le jeune écrivain Marcus doit remettre à son éditeur son nouveau roman.

Avec l’inspecteur Perry Gahalowood afro-américain, le jeune homme mène son enquête. Tous deux vont de surprise en surprise. Nola était une adolescente compliquée.

Qui est Harry Quebert, était-il un imposteur ? Une autre affaire de suicide ou meurtre doit être élucidée sur Luther Caleb jardinier et chauffeur du riche industriel de la région ; il avait disparu le même jour que Nola et retrouvé mort trois semaines plus tard dans sa voiture gravement accidentée.

Des révélations vont apparaître.

Les deux enquêteurs suivent plusieurs pistes, beaucoup de personnes semblent impliquées dans ces deux tristes affaires.

N’hésitez pas à reprendre ce livre passionnant, riche en rebondissements dont il ne faut surtout pas dévoiler le dénouement.

  Lysiane Petit

 

 

 

Lecture du mois de décembre

Femmes et révolution

Louise Michel

Le 29 mai 1830 naissance de Louise Michel au château de Vroncourt (Haute Marne), bâtarde, démunie, sa mère Marianne est la servante du château, son père est sans doute le châtelain âgé et à peu près ruiné.
Enfance de sauvageonne aimant la littérature, les plantes, les animaux, elle est curieuse de tout.
Elle veut être institutrice et étudie seule. Elle réussit son examen. Elle admire Victor Hugo et lui écrit.
Elle part à Paris où les travaux d’Haussmann transforment la capitale.
Eduquer est la première urgence. Le savoir est l’arme imparable. Mme Vollier l’accueille dans son institution pour jeunes filles. Elle se plaît dans sa nouvelle vie, elle est heureuse, (Jamais aussi heureuse que dans cette école dira-t-elle).
Son amie Julie de Chaumont la rejoint pour enseigner également. Louise écrit, elle s’achète des livres, assiste à des cours du soir de la rue de Hautefeuille. Marie Ferré encore une amie, lui présente son frère Théophile Ferré dont Louise est certainement amoureuse.
Le châtelain décédé a laissé une petite rente à sa mère Marianne, elle achète pour Louise et Mme Vollier un nouvel externat sur la butte Montmartre. Les élèves affluent.
Le 19 juillet 1870 la France déclare la guerre à la Prusse. Le 2 septembre Napoléon III battu à Sedan capitule. Le 4 septembre proclamation de la IIIème république.
L’armée prussienne est aux portes de Paris.
En 1871 vol de canons place des Vosges.
Jours et nuits on tue à Paris :  c’est « La Commune » le massacre dure 8 jours il fera 300 mille victimes, Louise est sur les barricades. Elle est faite prisonnière au fort de Satory, puis Versailles (prison des Chantiers).
Louise apprend que Ferré lui aussi est enfermé aux Chantiers de Versailles près de Henri de Rochefort et Courbet. Ferré est condamné à mort, fusillé dans les fosses de Satory.
Louise Michel après un procès est déportée avec 18 autres prisonnières et 151 prisonniers pour la Nouvelle Calédonie. Ils arrivent à Nouméa après plus de quatre mois de mer. Sur cette nouvelle terre elle herborise, elle écoute les Canaques et leur donne des leçons.
Après huit ans passés en Nouvelle Calédonie elle est de retour en France.
Mais rien ne l’arrête, elle continue son combat pour la cause des ouvriers, des pauvres exploités, elle parle dans les meetings et fera encore plusieurs fois de la prison.
La Vierge Rouge a livré combat pour les autres une partie de sa vie.

 

Marie Gouges dite Olympe de Gouges
Née à Montauban en 1748 et décédée à Paris en 1793 à 45 ans.
Femme de lettres française, devenue politique, une des premières pionnières du féminisme français. Le père d’Olympe est sûrement Lefranc de Pompignan, père adultérin, écrivain, poète et dramaturge.
Demandes pour la femme : le droit à l’éducation, la majorité à 21 ans, la liberté politique, le droit à l’égalité des droits pour le divorce.
Sensibilisée par la condition des esclaves de couleur dans les plantations, elle rencontre Mirabeau un des fondateurs de la société des Amis des Noirs (« Bières flottantes que sont les bateaux des négriers »).        Sur ce sujet elle écrit une pièce de théâtre jouée à la comédie française.
La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dédiée à la Reine, est publiée le 14 septembre 1791.
Olympe demeure une figure de l’histoire, comme ses compagnes : Mme Roland, Théroigne de Méricourt ou Charlotte Corday.
Michel Onfray, le philosophe, a écrit : « Dans la révolution française, les grands hommes ont été des femmes ».
Le 3 novembre 1793, après un jugement sommaire, elle est guillotinée, elle a 45 ans.

Mousseline la sérieuse


Nom donné par sa mère
Madame Royale première enfant de Louis XVI et de Marie Antoinette nait le 19 décembre 1778 dans le château de Versailles. Elle y mène une enfance heureuse avec son frère futur Louis XVII. Mais son univers bascule le 14 juillet 1789. La famille royale doit quitter Versailles sous la bonne garde du peuple le 4 octobre 1789 pour s’installer aux Tuileries.
En juin 1791 préparatifs pour leur évasion. Arrestation à Varennes, le Roi, la Reine et les deux enfants, la jeune sœur du Roi Mme Elisabeth, la gouvernante Mme de Tourzel retournent aux Tuileries. Puis emprisonnement de la famille royale dans la forteresse du Temple.
Peu à peu leur condition de détention se dégrade : exécution de Louis XVI, séparation du petit dauphin d’avec sa mère, puis exécution de la reine Marie-Antoinette et enfin de la jeune sœur du Roi Mme Elisabeth.
La jeune princesse ignore le sort réservé à sa mère et à sa tante et elle attend en vain leur retour. Ses gardiens ne lui disent rien. Personne n’ose lui dire qu’elles ont été toutes les deux guillotinées.
Après la solitude, les privations de nourriture, de chauffage, de vêtements, la princesse royale en 1795 est enfin libérée et envoyée dans sa famille autrichienne servant de monnaie d’échange. Elle a alors 17 ans.
A 20 ans elle est mariée avec son cousin le Duc d’Angoulême il a 23 ans, ils s’aiment, n’ont pas de descendance
En quarante ans d’exil, Mme Royale est une princesse errante : Vienne, Russie, Varsovie, Londres, Edimbourg, Prague, comté de Goritz, pour finir en Autriche où elle décède le 19 octobre 1851. Sa pierre tombale est en Slovénie. Elle était veuve depuis 1844.
Résumés des livres consultés :

Le roman de Louise d’Henri Gougaud
Olympe de Gouges de Michel Faucheux
Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert

  Lysiane Petit

Lecture du mois de novembre

 

Paul VERLAINE (1844 – 1896)

 

 

 

Naissance à Metz

     

Les parents de Paul Verlaine sans enfant, hélas, recueillent une nièce, la petite Elisa, bébé orpheline.

Lorsque celle-ci a 8 ans nait enfin le fils du couple Paul. Le futur poète est choyé dans cette famille heureuse, entouré de deux mamans.

Le père militaire de carrière, excellent élément, décoré de la légion d’honneur.

Le jeune Paul,  dès son plus jeune âge est attiré par la poésie (bachelier ès lettres à la fin de sa rhétorique). Sa cousine Elisa s’est mariée entre temps, elle a deux petites filles ; Paul et son père affaibli, partent dans le nord, dans la maison de la belle cousine à Lécluse. Verlaine est amoureux de sa cousine. Pour se distraire Paul fréquente des estaminets et s’enivre. Il essaie de poursuivre des études juridiques, mais absentéisme et mauvaises fréquentations le contraignent à abandonner ce projet. Il accepte de mauvaise grâce un emploi à l’Hôtel de Ville de Paris, le voilà fonctionnaire en 1863.

Pendant ce temps il écrit des vers. Verlaine publie deux poésies dans la revue « L’Art ».

Dans le même temps son père décède à l’âge de 67 ans.

Il fait partie du groupe des Parnassiens (37 membres), ceux-ci publient un fascicule « Parnasse contemporain », recueil de vers nouveaux, tiré à 500 exemplaires. Verlaine apparaîtra dans le 9ème numéro en avril 1866 avec 7 poèmes dont l’admirable « mon rêve familier ». Stéphane Mallarmé envoie ses compliments au jeune poète.

Mort d’Elisa, sa cousine, son amour. Le poète s’adonne à la boisson pour oublier. La bière ne lui suffit plus il se rabat sur l’absinthe.

Il est reçu chez Victor Hugo qui a remarqué son talent.

Mort de Baudelaire le 31 août 1867, Verlaine se rend à son enterrement.

Le 11 août 1870 Paul Verlaine épouse la très jeune Mathilde de Mauté de Fleurville en l’église de Notre-Dame-de- Clignancourt. Les jeunes mariés semblent heureux malgré la période plus que troublée qu’ils traversent. A Paris on mange du chat, du chien, les animaux du Jardin des Plantes ... les émeutes et les combats font rage. Mathilde constate qu’elle est enceinte. Paul s’est remis à boire et est violent.

Il fait partie du « diner des vilains bonshommes », on mange, on boit et on évoque à bâtons rompus la poésie et la littérature.

 

Arrivée d’Arthur Rimbaud 17ans   Verlaine accueille ce jeune poète qui le lui a demandé. Le professeur de lettres Georges Izambard avait décelé en lui d’extraordinaires dispositions à la poésie. Mauvaise conduite d’Arthur Rimbaud, boisson avec Paul Verlaine. Tout le monde le fuit, il fait le vide autour de lui.

Charles Cros fonde un cercle baptisé « Zutique ».

Souvent ivre Verlaine est violent avec sa femme prête à accoucher. Le 30 octobre 1871 naissance de Georges Auguste, fils unique de Paul Verlaine.

Vie dissolue d’Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine, ils ne cachent plus leur relation amoureuse. Mme Rimbaud mère est avertie par une lettre anonyme de l’inconduite de son fils Arthur.

La séparation du couple Paul Verlaine et Mathilde est inéluctable, le poète de plus en plus ivre et violent.

Après diverses séparations et réconciliations Verlaine et Rimbaud embarquent pour Douvres où ils vont donner des cours et perfectionner leur anglais. Nous retrouvons les deux poètes à Bruxelles avec la mère de Paul Verlaine qui assume les frais du séjour.

Paul Verlaine s’achète un révolver et tire sur Arthur Rimbaud, celui-ci est atteint au poignet gauche, il faut extraire la balle, il saigne énormément, il faut l’hospitaliser.

Paul Verlaine est mis en prison. Ce séjour le conduit à beaucoup de réflexions et il entre dans un mysticisme excessif.

Rupture définitive avec Rimbaud.

Un autre épisode de sa vie nous conduit à Rethel, dans l’institution Notre-Dame de Rethel dans les Ardennes tenue par les Jésuites. Sa candidature est acceptée. Le voilà professeur dans cet établissement.

Attirance pour un élève de 18 ans, Lucien Létinois. Ils partent ensemble en Angleterre avec la bénédiction des parents de Lucien. Après 6 ans passés ensemble cette aventure se termine par le décès du jeune Lucien atteint de la typhoïde.

Verlaine continue d’écrire. Il finira ses jours en mendiant, minable, mystique, vivant dans des hôtels garnis de troisième catégorie, accompagné tour à tour par deux femmes de mauvaise vie qui le grugent, mais le soignent. La maladie ne l’épargne pas, il souffre d’une jambe et est soigné dans divers hôpitaux.

Il ne reverra pas son fils qu’il avait délaissé. Celui-ci n’assistera pas aux obsèques du poète.

 

 Exposé d’après le livre d’Henri Troyat « Verlaine ».

Des poèmes sont lus.

 

 

Lecture du mois d'octobre 2018

 

Benoîte GROULT (1920 – 2016)

 

 

Décédée à 96 ans

Romancière, journaliste et militante féministe française.

Officier de la Légion d’honneur 1995.

Commandeur de la Légion d’honneur 2010.

Grand officier de la Légion d’honneur 2016.

Fille du styliste de meubles André GROULT, renommé dans les années 1930 et de Nicole POIRET, dessinatrice de mode, sœur de Paul Poiret créateur de mode et grande amie de Marie Laurencin.

 

Benoîte Groult obtient une licence de lettres et enseigne au début de sa carrière au cours Bossuet.

Elle entre au journal de la Radio diffusion à la Libération et y reste jusqu’en 1953.

Elle collabore à diverses publications (Elle, Parents, Marie Claire, etc.).

En 1958 elle écrit avec sa sœur Flora : Journal à quatre mains.

D’autres livres suivront, certains best-sellers.

En 1944 elle épouse un étudiant en médecine Pierre Heuyer qui meurt quelques mois plus tard.

En 1946 elle épouse Georges De Caunes avec lequel elle a deux filles. Le couple divorce.

En 1952 elle se remarie avec le romancier et journaliste Paul Guimard avec lequel elle a une fille.

A partir de 1982 elle est membre du jury du prix Femina. Elle est membre du comité d’honneur de l’association pour le droit de mourir dans la dignité.

 

Trois livres sont présentés, de nombreux passages sont lus :

Ainsi soit-elle   Ce livre paru en 1975, vendu à 1 million d’exemplaires, dénonce publiquement les mutilations génitales faites aux femmes. « Vous saviez, vous, qu’au Yémen, en Arabie saoudite, en Ethiopie, au Soudan on excisait encore les petites filles ? qu’en Egypte sous le nom de Knifâdh la totalité des filles de la campagne et un grand nombre de celles des villes sont actuellement encore soumises à cette mutilation sexuelle … saviez vous que les momies retrouvées en Egypte, pays dont on vante la civilisation libérale, sont toutes amputées de leur clitoris ? oui, y compris Néfertiti et Cléopâtre. Non, vous ne le saviez pas » Benoîte Groult.

Les brimades, les violences faites aux femmes depuis des siècles sont ainsi dévoilées dans ce livre, qui restent malheureusement d’actualité.

La touche étoile livre écrit en 2006 B. G.  86 ans, décrit à ce moment-là avec humour et sensibilité la vieillesse, le temps qui passe par rapport aux autres. « On est vieux dans le regard des autres bien avant de l’être dans le sien ». B. G

Les vaisseaux du cœur écrit en 1988. Livre sur l’amour charnel entre deux personnages issus de milieux sociaux et culturels différents ; leur camaraderie d’enfance se transforme en une attirance physique fulgurante. Leur vie professionnelle et familiale les éloignent régulièrement, leurs retrouvailles sont intenses, passionnées. Beau livre qui est un véritable hymne à l’amour.

                                                                                                                           Lysiane Petit

Lecture du mois de septembre 2018

 

« VOLCANS »

 

Les bienheureux de la désolation d’Hervé BAZIN

 

 

Tristan da Cunha petite île perdue dans l’Atlantique sud (96 km2) à 2790 km à l’ouest de la ville du Cap en Afrique du sud et à 3222 km à l’est-sud-est de l’Etat brésilien, Rio de Janeiro. La terre la plus proche est l’ile de Sainte Hélène à 2420 km au nord-ouest. Tristan da Cunha culmine à 2062 m.

Hervé Bazin dans son livre (1970) reprend les faits : éruption volcanique du Queen Mary’s Peak en 1961. L’évacuation des 264 habitants s’effectue, ils sont dirigés près de Southampton.

Après deux ans passés en Angleterre les Tristanais veulent retourner chez eux, malgré l’aide des Anglais qui se mobilisent pour les soutenir. (Croix rouge, bénévoles…)

Ils organisent leur retour.

 

Récit saisissant de cette évacuation, du malaise des insulaires face à la société de consommation anglaise.

Le retour sur l’île avec leurs habitudes, leur organisation basée sur la solidarité entre habitants où l’entraide chasse la compétition, comme le nécessaire chasse le superflu.

Roman dont le ton s’apparente à un conte philosophique mais qui a l’avantage d’être vrai il n’y a pas si longtemps.

 

Elda nous lit deux poèmes qu’elle a composés en hommage à ses beaux volcans d’Italie, nous sommes sous le charme.

Nous évoquons « les derniers jours de Pompéi » d’Edward Bulver-Lytton, livre qui finit par l’éruption du Vésuve et la destruction de Pompéi, alors que le récit des « Bienheureux de la désolation » commence par l’éruption du volcan de Tristan da Cunha et la fuite de ses habitants sains et saufs.

Le programme pour l’année en cours est détaillé.

Nous évoquons ensemble nos lectures de vacances.

Merci à Elda d’être venue avec ses textes.

Merci à Brigitte de reprendre sa place dans notre groupe et d’avoir parlé de son beau voyage en Islande.

Rendez-vous le 16 octobre avec des livres de Benoite Groult.

Lysiane Petit

 

 

Lecture du mois de juin 2018

 

Lectures de vacances

 

Bien que certaines habituées et fidèles lectrices n’aient pu venir, notre réunion se déroule dans une bonne ambiance.
La séance « lectures diverses et variées » porte bien son nom, nous lisons des textes sans rapport les uns avec les autres mais qui ont marqué notre esprit.
Christine a rédigé, toujours avec talent, trois textes et nous les lit :
          - Canicule
          - Merveilleuse invasion
          - Retour du fils
Nous sommes sous le charme.
Lysiane nous lit deux de ses poèmes :
         - les objets égarés
         - mes voyages.
Puis nous attaquons les grands auteurs :


Avec Victor Hugo : deux poèmes sont lus :


-Guy de Maupassant avec « UNE VIE » certains passages sont lus ou évoqués,
-L’innocence, la brutalité sont confrontées. Beau livre à reprendre.

 

Nous abordons le programme de la saison prochaine, entièrement élaboré.
Merci à toutes d’être venues, à Christine en particulier qui nous offre ses textes,
A Françoise F. qui a fait des recherches sur les poèmes de Victor Hugo.
Bonnes vacances à toutes, bonnes lectures et surtout rendez-vous le mardi 25 septembre
à la Bibliothèque avec pour thème « VOLCANS ».

 

 

 

 

 

                            

 

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