Lecture Re-découverte

 

L’association les Amis de la bibliothèque de Limours propose grâce à  Lysiane Petit une rencontre appelée :

Lecture Re-découverte qui se tient le troisième mardi du mois, à 16h00 , à la bibliothèque municipale de Limours.

 

Un auteur ou un thème peuvent  être abordés, illustrés d’extraits littéraires.
Nous vous communiquons ci-dessous  le calendrier des rencontres pour la saison 2019-2020

Venez nous rejoindre : accueil et bonne ambiance assurés.

 

Les séances sont ouvertes à tous.

 


 

 

 

 

 

 

Résumés Re- découverte


          Fonctionnement ::

Après chaque rencontre, un résumé est édité puis remis aux personnes présentes en début de séance suivante et publié sur cette page.

Ces textes, sont aussi classés dans des dossiers lisibles à la bibliothèque, ou vous pouvez également retrouver  l'ensemble des textes des années précédentes, est en ligne boite de dialogue "Nos archives" puis section

Re-découverte 2015-2016 - 2016-2017 ou bien en cliquant ici  Nos archives

 Les textes sont assemblés en document PDF consultables directement en Cliquant ici

 

 

 

 

Animatrice Madame Lysiane Petit

 


  Saison 2019-2020

Lecture du mois de février 2020

Catherine de Médicis (1519 – 1589)

Née dans une famille de riches banquiers, Catherine de Médicis est l’arrière-petite-fille de Laurent le Magnifique. Sa mère est issue de la famille : " De la Tour d'Auvergne ".                                   
Quelques temps après la naissance du bébé les parents décèdent. Elle sera élevée dans des couvents et recevra la meilleure éducation. Alliée à la famille de France par sa grand-mère Catherine de Bourbon, la jeune personne est la petite nièce de Jules de Médicis, le pape Léon X et la petite cousine du pape Clément VII.

Cette riche héritière épouse à l’âge de 14 ans le futur Henri II. Catherine est vite appréciée à la cour de François 1er pour sa gaieté et sa culture. Elle aime danser, elle va à la chasse avec le roi et est infatigable.

En 1536 mort brutale du dauphin François à 18 ans. Son frère Henri devient l’héritier de la couronne et à la mort de François 1er sera Henri II.
Henri II prend pour maîtresse officielle Diane de Poitiers, il avait 19 ans, Diane avait 39 ans.
Pendant ce temps Catherine n’a toujours pas d’enfants alors que son mari aura deux enfants illégitimes qu’il reconnaîtra.
Elle craint d’être répudiée mais François 1er la rassure « Ma fille, Dieu a voulu que vous soyez ma bru et la femme du Dauphin, je ne veux pas qu’il en soit autrement ».
Après 10 ans de mariage le premier enfant royal nait, c’est le futur François II. Catherine de Médicis aura dix enfants dont trois morts en bas âge.
Lors d’un tournoi le roi Henri II est gravement blessé, il décède après des jours de souffrance.
A la mort du roi en 1559 Catherine de Médicis devint régente et tutrice de son fils François II (marié à Marie Stuart) puis de Charles IX. Elle prend le deuil de son mari aimé jusqu’à sa mort.
Mort de François II le 5 décembre 1560.
Les guerres de religion font rage. La France est partagée entre catholiques et protestants dont les chefs étaient de Guise et Coligny. Catherine de Médicis tente, conseillée par le chancelier Michel de l’Hospital, de réconcilier catholiques et protestants par le colloque de Poissy en 1561, la paix d’Amboise en 1563 et la paix de
St Germain en 1570.
Le 13 mars 1564 départ de la fantastique migration, Catherine, son fils Charles IX et la cour vont sillonner la France pendant deux ans, malgré les dangers : troubles sociaux, ravages des bandes de mercenaires, ce périple insensé va réussir. Enfin le peuple va voir de près le roi, la reine, ses enfants et la cour.
Elle marie sa fille Marguerite (La reine Margot) le 18 août 1572 à Henri de Navarre (futur Henri IV)
Le 24 août massacres de la St Barthélémy (Mort de Coligny).
Le 30 mai 1574 mort du jeune roi Charles IX. Catherine régente en attendant l’arrivée du futur Henri III (pour le moment roi de Pologne).
Le 23 décembre 1588 Henri de Guise ultra catholique forme la Ligue, il est assassiné.
Le 6 janvier 1589 mort de Catherine de Médicis.
Le 30 juillet 1589 Henri III est assassiné.
La dynastie des Valois s’éteint et fait place aux Bourbons en la personne d’Henri de Navarre qui devient Henri IV.
Catherine de Médicis a été la mère de trois rois et de deux reines.
 Lysiane Petit


 

Lecture du mois de janvier 2020

 

Seules les bêtes de Colin NIEL

 

 

Une femme Evelyne DUCAT a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau de Causse où survivent quelques fermes isolées.

Cinq personnages vont nous donner leur version de ce qu’ils ont vécu à ce moment précis.

 

ALICE  42 ans assistante sociale, avec sa petite voiture Dacia va de ferme isolée en ferme isolée et essaie par ses mots de soutenir les agriculteurs en perdition, ceux qui n’en peuvent plus de leur solitude. Elle les aide dans leur courrier, dans les demandes de subventions, d’aides occasionnelles pour soigner les bêtes. Délaissée par son mari Michel elle se jette dans les bras de Joseph le plus solitaire de tous. Il vit  avec son chien et ses brebis. Un jour Joseph refuse de recevoir Alice.

Son mari Michel a un énorme hématome, Alice le soigne et pense que c’est Joseph l’auteur de ce coup.

Michel a disparu, sa voiture est à l’endroit où l’on avait retrouvé la voiture d’Evelyne. DUCAT.

 

JOSEPH Isolé dans sa ferme, ne parlant qu’à son chien et ses brebis depuis la mort de sa mère. Il reçoit pour la première fois l’assistante sociale avec un fusil. Puis ils deviennent amants, mais Joseph n’est pas pleinement heureux. La nuit une voiture vient jusqu’à la ferme de Joseph. Le lendemain matin découverte macabre une femme morte. Alice arrive mais elle n’est pas la bienvenue. Joseph apprend par la radio que la morte est la femme de Guillaume DUCAT (ses parents étaient de mauvais voisins). Au lieu de prévenir la police Joseph garde le cadavre dans la bergerie, dissimulé par des cubes de foin et va rester là tout un temps, Joseph va s’y attacher, c’est comme une compagnie pour lui. Il croit fermement que c’est son mari Guillaume qui l’a tuée et par méchanceté l’a déposée devant sa ferme. Alice l’assistante sociale, lui demande ce qu’il se passe, mais lui ne veut plus la recevoir.

Il déjeune auprès de la morte dans sa cachette de foin. « Ma boule au ventre, celle qui me suivait partout, qui jamais me lâchait et me faisait tellement mal ; elle était plus là ». 

Une première fois il essaie de se débarrasser du cadavre mais il rencontre les gendarmes. L’étau se resserre, les gendarmes visitent la grange mais ne voient rien : en les voyant arriver Joseph a dissimulé le corps dans un tas de fumier. Il ne peut plus reculer il faut faire disparaître ce cadavre et c’est dans un aven qu’il va le jeter la nuit.

 

MARIBE  Marie-Bérangère  « C'était la fin de ma vie No 3 ». Fille de bourgeois, révoltée, elle utilise un langage vulgaire. Seins siliconés, les hommes ne voient qu’elle, elle est provocante. Cigarettes à outrance, maux de tête, elle attend le nouvel amour qui va la tirer de là. Rencontre avec Evelyne Ducat (la femme disparue) elle passe la nuit avec cette femme, c’est le bonheur.

Maribé vient s’installer dans le village et  fait la connaissance d’un groupe de jeunes écolos. Elle vend sur le marché des vêtements récupérés et rajeunis par quelques modifications.

Elle reçoit des enveloppes avec des billets dedans, cela l’arrange, elle pense que c’est Evelyne qui lui glisse ces billets et ne dit rien par discrétion.

Evelyne s’absente pour les fêtes elle rejoint ses deux garçons étudiants.

Maribé fait la fête avec son groupe, on rit, on boit, on s’amuse mais Maribé pense sans cesse à Evelyne.

Retour d’Evelyne, altercation avec Maribé en colère qui lui jette dans la rue les billets reçus.

Après plus d’Evelyne, disparition. Les gendarmes viennent mais ne connaissent pas la relation existant entre les deux femmes.

Un homme vient chez elle, il a l’air de bien la connaitre. Altercation, elle croit qu’il veut la violer, elle se défend, il se retrouve avec un gros bleu au-dessus de la joue. « J’ai quitté la vallée une semaine après cette agression ».

 

ARMAND  (en Afrique) « Le prince de la soirée c’était moi ». il gagne plein d’argent avec Internet, il jette les billets à qui veut les ramasser. Avec Monique c’est l’amour ! Sur Internet Amandine Milan inventée de toutes pièces par Armand cherche un ami avec qui elle sera parfaite. Une photo est diffusée (une actrice peu connue du porno) Michel Farange mord à l’hameçon et tombe amoureux. Armand va lui demander de l’argent. Aux urgences la jeune fille est accueillie, il faut l’opérer suite à un accident, envoyez 950 €, vous êtes sa seule chance.

La police révèle à Michel Farange la vérité sur Amandine. Il ne peut croire à cette réalité, lui qui a tant rêvé et été heureux avec les messages reçus. 

 

MICHEL Farange  Mari de l’assistante sociale Alice.

Il est en Afrique, « Un jour ils me retrouveront là-dessus, je ne me fais pas trop d’illusions ».

Il se remémore certains faits : il a tué Evelyne, il a étranglé Evelyne de sang-froid croyant qu’elle agressait Amandine « Son amour ».Il a déposé le corps devant la ferme de Joseph l’amant de sa femme.

Il demande à Armand, au lieu de se venger de l’argent subtilisé, de continuer ses messages au nom d’Amandine.

 

Lysianne Petit

 

Lecture du mois de décembre 2019

Orages  ordinaires de William BOYD

 

Arrivé d’Amérique Adam Kindred vient de décrocher un poste à l’université de Londres, recherches en climatologie, spécialiste des nuages.
En quelques heures sa vie va basculer.
 Dans un petit restaurant il rencontre le Dr Wang éminent immunologue. Celui-ci a oublié un dossier, A. Kindred lui propose au téléphone de lui rapporter ce dossier. Mais quand il arrive dans l’appartement le Dr Wang a été assassiné. Quelqu’un est encore présent et se cache. Adam Kindred s’enfuit en emportant le dossier mais il a laissé ses empreintes.
Bien vite il est recherché par la police. Un tueur à gages le poursuit également, voulant à tout prix récupérer le fameux dossier.
Il se retrouve dépouillé de ce qu’il tenait pour acquis : sa carrière, ses cartes de crédit, son portable, son passeport et même ses vêtements et ses chaussures. Il va rejoindre la clandestinité et subir le sort des S.D.F. : la nuit à la belle étoile, nourriture dans les poubelles, mendicité.  
Il s’inscrit dans une secte « John Christ » et obtient un repas chaud à la demande. Il rencontre des compagnons de misère.
Il vit quelques temps avec une jeune prostituée et son petit garçon. Puis il est ambulancier dans un hôpital.
Le tueur à gages et la police le cernent de plus en plus près.
Son intelligence et son instinct de survie vont lui permettre de surmonter toutes les épreuves, de s’adapter à toutes les situations.
Le scandale pharmaceutique que détenait le Dr Wang et son précieux dossier va grâce aux recherches d’A. Kindred  être dévoilé et rendu public.
Enfin l’amour rencontré auprès d’une jeune policière nous donne l’espoir qu’il retrouve un jour son identité et sa situation.
Livre passionnant de bout en bout où des sujets d’actualité sont traités : l’exclusion, la misère, les sans-abris, face à un monde qui s’enrichit sans vergogne.
Lysiane Petit

Lecture du mois de novembre 2019

 

Bernard Clavel (1923-2010)


Auteur autodidacte il quitte l’école à 14 ans après le certificat d’études. Il apprend le métier de pâtissier, divers travaux manuels vont suivre. Il a une centaine de titres à son actif et a reçu de nombreux prix, dont le Goncourt en 1968.


Les fruits de l’hiver (Prix Goncourt)

 

Dans le Jura vers la fin de la 2ème guerre mondiale, des retraités les parents Dubois vivent comme beaucoup de Français dans la précarité. Lui ancien boulanger a eu un fils Paul d’un premier mariage. Sa deuxième épouse lui a donné un deuxième fils Julien.
Le fils aîné, marié, commerçant dans le village des parents fait partie de la milice. Le deuxième fils est déserteur, il vit caché, est poursuivi par les gendarmes, il refuse le travail obligatoire en Allemagne (STO). Il vit sans papiers.
La différence des deux frères, des bombardements, la mort de certains proches nous font revivre ces moments terribles que la Nation a subis.
Le deuxième fils se marie avec une jeune résistante, ils ont un enfant rapidement.
A la mort de la mère, le père souffre de la solitude. Il se rend compte combien son fils aîné est intéressé.
Chronique d’une famille ordinaire dans les désordres de la guerre.

La retraite aux flambeaux


Ferdinand marié est un homme de 71 ans. Ancien cheminot, grand, fort, il ne fait pas son âge. Nous sommes dans le Jura en septembre 1944. Les Allemands s’enfuient, c’est la débâcle.
Un jeune Allemand frappe à leur porte, il veut fuir par ses propres moyens. L’essence étant rare, ce qu’il veut c’est une bicyclette. Ferdinand en a bien une mais il ne veut pas la céder au jeune S.S. Après plusieurs roueries Ferdinand s’écrie « Mais j’ai besoin de mon vélo, moi ... ». De toute sa masse il plonge sur le soldat accroupi qui pousse un hurlement. Le jeune homme se débat, mord fortement Ferdinand à la main et enfin grâce à l’aide de l’ami Jérôme il est ficelé et neutralisé. Ferdinand a des regrets « J’aurais pas dû » répète t’-il. Que faire de ce jeune, presque un enfant à l’air si fragile…
Dehors la guerre continue, des avions, des moteurs vrombissent et hurlent, une mitrailleuse crépite puis des bombes explosent et la terre tremble de nouveau. Des avions s’éloignent…  Le pont du chemin de fer a été bombardé. Il faut aller chercher Joseph qui est du conseil municipal et il s’occupe du maquis, il va nous guider. Joseph arrive « Vous avez fait du propre tous les deux, ce n’est pas lui s’écrie Ferdinand ». « Ce n’est pas que vous deux qui serez fusillés, c’est tout le village qui va subir des représailles ». Une conversation entre les trois hommes s’établit. Joseph est catégorique, il faut liquider le S.S. avec le pistolet qu’ils lui ont retiré. Ferdinand est tout désigné pour la triste besogne, il dit et répète « Peux pas…peux pas, c’est encore un enfant ». Pendant un bruyant passage de chars l’inévitable est accompli. Après maintes difficultés le corps est jeté dans le Doubs.
A partir de ce jour Ferdinand ne sera plus le même homme. La guerre étant finie, un jour de fête, de Retraite aux flambeaux et de feu d’artifice, il revit la scène avec le jeune Allemand, pris de démence il utilise pour la deuxième fois le pistolet…

Le voyage du père


Dans une ferme isolée d’un village du Jura la famille Quantin attend l’arrivée de Marie-Louise pour fêter Noël. Sa jeune sœur Denise a préparé avec amour la crèche. La neige est tombée et le facteur vient tout de même apporter une lettre qui va tout bouleverser. Marie-Louise ne viendra pas. Son métier de coiffeuse la retient impérativement à Lyon. La mère souvent de méchante humeur accuse Quantin de n’avoir rien fait pour sa fille, le ton monte, elle devient injuste puis sanglote ainsi que Denise. Il y avait des années que Quantin n’avait pas vu pleurer sa femme.
Alors le père se décide à abandonner la ferme pour une journée et de ramener Marie-Louise. Il quitte à regret sa maison chaude, la mère et Denise et même la chatte qui est sortie pour son départ.
Le voici à Lyon dans les rues illuminées, boueuses et bruyantes, dans un miroir il aperçoit sa silhouette, son grand chapeau de paysan, sa pelisse, il est différent des autres. Il se rend dans le salon de coiffure où Marie-Louise doit travailler. Mais depuis quelques mois elle a quitté le salon. Même chose dans un autre salon plus singulier où elle aurait travaillé. Quantin part en direction de l’habitation de Marie-Louise mais se trompe et marche dans cette ville embrumée et pour lui inhospitalière. Après une nuit d’errance, plusieurs tentatives pour rencontrer différents personnages ambigus ayant côtoyé Marie-Louise, le père comprend qu’il ne ramènera pas sa fille pour passer Noël en famille. C’est le cœur lourd qu’il reprend le train seul et le mensonge par lui abhorré sera inévitable pour sauver l’honneur, rassurer sa femme et Denise.

Lysiane Petit

 

 

Lecture du mois d'octobre 2019

Vivre avec Picasso de Françoise Gilot     

 

A partir de ce beau livre riche en anecdotes nous pénétrons dans l’intimité du peintre.

Avec humour, admiration et tendresse elle nous fait découvrir ce « grand petit homme ».

« J’ai rencontré Pablo Picasso en mai 1943, j’avais 21 ans, il avait trois fois mon âge ». A ce moment-là Dora Maar est sa compagne. Bien vite Françoise Gilot vient vivre avec Picasso rue des Grands Augustins où se tient son atelier, elle-même est peintre. Un moment émouvant où Picasso emmène Françoise Gilot au « Bateau lavoir » sur les traces du cubisme où Picasso a vécu de 1904 à 1909, a rencontré Fernande Olivier et peint sa série des Saltimbanques. Les nus roses qui ont suivi sa période bleue. Les noms fusent : Modigliani, Pierre Reverdy, Juan Gris, Max Jacob, Apollinaire, Marie Laurencin, le passé de Picasso refait surface. Plus loin il dit « Voici mon atelier ».je pouvais mieux comprendre ce que le « Bateau lavoir » signifiait pour lui : c’était son âge d’or. Pablo Picasso dans le même temps va voir une vieille connaissance âgée, malade et pauvre, il dépose de l’argent sur sa table, lui murmure quelques  mots à l’oreille… Nous retrouverons la générosité du grand peintre au court de ce récit.

Françoise Gilot va rencontrer des artistes connus, Matisse, Braque, des écrivains Aragon, Paul Eluard un des meilleurs amis de Picasso.

Deux enfants vont naître, en 1947 un fils Claude, en 1949 Paloma qui doit son prénom choisi par son père, c’était le jour de l’ouverture du Congrès de la Paix à la salle Pleyel le 19 avril 1949.sa colombe était partout dans Paris sur l’affiche du Congrès de la Paix. Quand Picasso a su qu’il avait une fille, il a décidé de l’appeler Paloma.

Les corridas sont une des passions  de Picasso. Le jour des corridas il va examiner les taureaux dans le toril, saluer les matadors et discuter avec l’éleveur, le Mayoral de la granadéria, les caractéristiques de chaque bête.

Les céramiques à Vallauris l’occupent énormément dans les années 1950. Il va reprendre son travail de sculpture en plâtre ou en terre cuite et réalise  des petits objets.il cherche des débris jetés par les potiers dans un terrain. En plus il y trouve des bouts de métal, une vieille fourchette, une bêche cassée, un pot fêlé. Pour « La chèvre » il continue d’inspecter le dépotoir, fait les poubelles. C’est ainsi qu’un matin il ramasse une vieille corbeille d’osier. « Voilà juste ce qu’il me faut pour les côtes de la chèvre ».

Après environ dix ans de vie commune Françoise Gilot quitte Picasso (seule femme à l’avoir quitté) ; elle se marie avec Luc un  ami d’adolescence, ils auront une petite fille Aurélia. Elle ne revit jamais Picasso.

Celui-ci a rencontré Jacqueline Roque âgée de 27 ans alors que le peintre a 72 ans. Il l’épousera et vivra avec elle jusqu’à sa mort âgé de 92 ans.

Pablo Picasso (1881-1973) Peintre, graveur, sculpteur.

Quelques moments à retenir :

Olga Khokhlova   mariée avec Picasso n’a jamais voulu divorcer ont un fils Paul dit Paulo né en 1921

Marie-Thérèse Walter  mère de Maya née en 1935

Dora Maar muse et compagne (La femme qui pleure)

Françoise Gilot mère de deux enfants avec Picasso, Claude né en 1947, Paloma née en 1949 

Jacqueline Roque mariée avec Picasso en 1961     

Période bleue (1901-1904) 

Période rose (1905-1907)  

Influencé par l’art africain (1908-1909) 

Le cubisme analytique (1909-1912) Le cubisme synthétique (1912-1919)     

 

                                                                                                                                                                                   (La femme fleur)

  Lysiane Petit

 

Lecture du mois de septembre 2019

 

David FOENKINOS

 

Nous détaillons quatre livres :

 

La délicatesse

 

Depuis sept ans Nathalie et François forment un couple idéal, amour, santé, travail intéressant pour chacun, c’est le bonheur. Mais un jour tout bascule, François parti faire un footing ne reviendra pas, il est renversé par une voiture et décède à l’hôpital sans avoir repris connaissance.

 

Nathalie se réfugie dans son travail, elle ne veut voir personne et fuit les séducteurs. Mais un jour elle embrasse Markus un de ses collègues suédois. Celui-ci est maladroit, pas très séduisant, mais à la surprise de tous une idylle inattendue va naître.

 

David Foenkinos sait avec brio mélanger les situations graves et légères et nous entrainer dans une lecture agréable.

 

Charlotte

 

Charlotte Salomon (origine juive) née le 14 avril 1917 décédée le 10 octobre 1943 à Auschwitz.

 

L’auteur David Foenkinos est parti sur les traces de cette artiste peintre et nous fait revivre les moments importants de sa vie.

En 1933 en raison de l’antisémitisme Charlotte Salomon quitte le lycée un an avant le baccalauréat. Elle intègre l’Académie des Arts de Berlin où elle commence à étudier l’art. Elle doit interrompre là aussi ses études après s’être vu refuser le 1er prix d’un concours d’art en raison de ses origines juives. Son père le professeur Salomon reçoit l’interdiction de professer à l’Université et ne peut plus exercer la médecine qu’auprès des populations juives. Charlotte après diverses pérégrinations et un mariage le 17 juin 1943 avec Alexander Nagler, continue à peindre. Le 10 octobre 1943 la jeune femme enceinte de 4 mois est envoyée à la mort à Auschwitz-Birkenau, son époux meurt à son tour le 1er janvier 1944.

 

Le 20 novembre 1971 le père de Charlotte et son épouse donnent au musée historique juif d’Amsterdam l’œuvre autobiographique de Charlotte, œuvre unique en son genre.

 

Deux sœurs

 

Après des vacances réussies passées en Croatie, Mathilde et son compagnon Etienne reprennent leur travail. Du jour au lendemain Etienne décide de quitter Mathilde en lui laissant pour un temps l’appartement.

La jeune femme est désemparée. Elle sombre dans la dépression. 

Recueillie chez sa sœur Agathe mariée et maman d’une petite fille Lili, Mathilde reprend peu à peu goût à la vie. Mais elle s’immisce dans l’intimité du jeune couple et accapare un peu trop la petite Lili.

La froideur et l’égoïsme de Mathilde sont terrifiants.

 

 

Le mystère Henri Pick

 

En Bretagne à Crozon un bibliothécaire crée « La bibliothèque des refusés » où il décide de recueillir et d’exposer les livres refusés par les éditeurs. Il reçoit toutes sortes de manuscrits.

Une jeune éditrice Delphine et son fiancé en vacances près de Crozon découvrent un livre écrit par Henri Pick, ils considèrent ce livre comme un chef d’œuvre.

Mais qui est Henri Pick ?

Delphine fait des recherches et découvre que « l’auteur Henri Pick » est décédé depuis deux ans, il tenait une boutique de pizzas. Sa veuve interrogée déclare qu’elle n’a jamais vu son mari lire un livre ni écrire, si ce n’est qu’une liste des courses.

Grâce à Delphine le livre rencontre un grand succès, il aura des conséquences sur le monde littéraire et va changer le destin de certaines personnes.

La fin du livre nous réserve des surprises qu’il ne faut surtout pas dévoiler ici.

 


Lecture du mois de juin  2018

 

Lectures diverses et variées 

 

Dernière rencontre de la saison sous un soleil implacable. Nos bibliothécaires nous accueillent avec plaisir et nous apportent de l’eau fraîche pour nous désaltérer.

 

Lise Levisky première épouse de Serge Gainsbourg à ses débuts, peintre talentueux, sa première femme évoque les années galères du compositeur. A cette époque il accompagnait Michèle Arnaud dans son tour de chant.

Quand il se met à composer de la musique pour des chansons il abandonne complètement la peinture pour se consacrer entièrement à la musique. Femme, amante, amie, Lise Leviski restera sa confidente jusqu’à la mort de l’artiste.

 

Le déserteur de Boris Vian (ami de Serge Gainsbourg) est chanté, nos amies sont émues.

 

Le premier Homme Le merveilleux livre (ébauche) d’Albert Camus est évoqué. A la mort de son père à la guerre 1914-1918, la mère sans défense, illettrée, sourde, la grand-mère illettrée aussi mais avec une volonté de fer, prenant sous son aile ses deux petits-enfants, sa fille leur mère et le frère de celle-ci qui lui aussi a des difficultés mais sait lire le journal.

Albert Camus nous dévoile dans quelles conditions il a été élevé, quartier pauvre d’Algérie, appartement exigu, sans confort, où vivent cinq personnes. Bon élève aidé de l’instituteur il obtient une bourse et arrive à force de travail à recevoir le prix Nobel.

 

Une nouvelle de Romain Gary tout en subtilité « Le luth ».

 

Quelques phrases de Colette sont citées tirées de son admirable « L’étoile Vesper ».

 

Christine nous a charmées avec ses nouvelles dont un conte de fées qui nous a redonné notre âme d’enfant ; nous lui demandons pour l’année prochaine de nous réserver quelques textes que nous dégusterons avec plaisir comme chaque année maintenant.

 

Nous terminons cette dernière rencontre avec le très beau livre prêté par notre amie Françoise L.

« Miss Jane » de Brad Watson.

Jane Chisolm vient au monde en 1915, dans une petite ferme du Mississippi. Quelques instants après sa naissance, le Dr Thompson saisit un carnet et commence à prendre des notes. Jane est née avec une malformation : un handicap qu’elle devra surmonter sa vie durant.

Miss Jane est un grand roman de formation et d’émancipation. Une histoire d’espoir et de courage portée par une langue sensuelle. Malgré la différence, elle franchit chaque étape de sa vie avec une force et une poésie qui lui permettent de poursuivre sa quête insatiable du bonheur, dans cette Amérique rurale que le XXe siècle est en train de bouleverser.

 

Merci à toutes d’être venues.

 

Lysiane Petit

 (Juin 2019)

 

 

 

                            

 

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