L'Association des Amis de la bibliothèque permet aux Résidents aux moines de se retrouver en fonction d'un calendrier pré établi pour écouter une lecture suivie. Les lectures sont ouvertes à tous, ne pas hésiter à pousser la porte.

 

Nous avons à nouveau le plaisir de vous communiquer ci-dessous le calendrier de la sélection des ouvrages qui feront l'objet de nos échanges dès la rentrée septembre 2018-2019.

 

Planning :

 

 

MOIS

Lundi

à 15h

TITRE

          GENRE

 

SEPTEMBRE

 

Le 24

 

 

« Les animaux et nous »

 

Récits animaliers

 

OCTOBRE

 

 

Le 22

 

« Contes et nouvelles » de Maupassant

 

Contes réalistes

 

NOVEMBRE

 

 

Le 26

 

« Hommage à Jean Piat »

 

Biographie d’artiste

 

DECEMBRE

 

 

Le 17

 

 « Histoires de fêtes »

 

Divertissements

 

JANVIER

 

 

Le 21

 

« Frimas »

 

Poésie

 

FEVRIER

 

 

Le 25

 

« Pages d’Histoire »

 

Récits historiques

 

MARS

 

 

Le 25

 

« La vie sous Louis XIV »

 

Biographie historique

 

AVRIL

 

 

Le 29

 

« Facéties »

 

 

Humour

 

MAI

 

 

Le 27

 

« Contes et légendes de pays lointains »

 

Rêveries et dépaysement

 

JUIN

 

Le 24

 

« Mots en folie »

 

 

Jeux de parole et d’écriture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résidence aux Moines

 

Bienvenue sur cette page.

 

Rappel : Le troisième lundi de chaque mois, à la Résidence aux Moines, venez nombreux, écouter la lecture proposée à nos Aînés par Catherine . L'entrée est libre, l'accueil et le cadre sont fort plaisants.

Sachez que  les résumés des lectures publiés sur ce site sont également  lisibles à la Bibliothèque.

Concernant les années écoulées : 2009 à 2013 vous pouvez toujours lire les résumés des  textes  des lectures  en cliquant ICI

Concernant l'année écoulée 2013-2014 vous pouvez toujours lire les résumés des  textes  des lectures  en cliquant : ICI

Lecture à la Résidence aux Moines

 

 

Année 2018-2019

 

Mois de septembre 2018

 

Les animaux et nous   Différents auteurs

 

 

Que ce soient

 

 - L’histoire de Flambeau, ce chien qui a servi de facteur aux soldats isolés dans les Alpes françaises, et ceci jusqu’à en mourir

- Les poèmes d’Elda Von Korff immortalisant son amour des animaux de compagnie par des poèmes et des contes savoureux

- Les écrits de Colette magnifiant les attitudes félines de ces chats qu’elle a tant évoqués

- Les témoignages de vétérinaires rappelant des épisodes vécus, dramatiques ou cocasses

 

Tous ces textes présentés aux résident(e)s ont ravivé des souvenirs personnels qui ont fait revivre bien des compagnons à plumes, à poils ou même à écailles.

 

 

Mois d'octobre 2018

 

Contes et nouvelles Guy de Maupassant

 

Un écrivain mort jeune mais qui nous a laissé un nombre important de romans et nouvelles.

Ses diverses activités l’ont amené à côtoyer différents milieux. Fin observateur, il a décrit aussi bien le milieu de la campagne, que les arcanes de la bureaucratie, que les dessous de la bourgeoisie.

Il excelle de précision dans les descriptions de lieux et de personnages. Sa plume se fait souvent acide, sans concessions. Pourtant, souvent, la poésie affleure dans ses récits, la tendresse aussi.

Ayant fréquenté très jeune la gent féminine, l’auteur la met en scène dans de nombreuses nouvelles mais pas toujours sous des traits favorables.  Les hommes ne sont pas en reste…

« L’aveu » évoque une jeune paysanne se retrouvant « grosse » des œuvres d’un cocher : naïve, elle paya en nature ses déplacements en voiture de poste. Après l’avoir violemment réprimandée, sa mère lui conseille de ne rien dire afin de continuer à voyager gratis. C’est l’occasion pour Maupassant de critiquer la cupidité de la mère et de la fille et d’une manière générale, de la société de son époque.

« Le bonheur » est une nouvelle « à énigme ». Elle retrace la vie d’une jeune fille de bonne famille, enlevée très jeune par un hussard sans le sou. Le narrateur la retrouve par hasard au fin fond d’un village perdu sur les hauteurs de Corse. Son homme a bien changé, il est devenu sourd et peu loquace mais la vieille femme n’a jamais regretté de l’avoir suivi dans cette fruste vie. Les fastes de sa vie passée ne lui ont pas manqué, ayant trouvé le bonheur auprès de celui qu’elle n’a cessé d’aimer.

« Mon oncle Jules » est une nouvelle, lapidaire et cruelle à l’image des écrits de Maupassant. « Joseph Davranche, un ami du narrateur, raconte l'histoire d'un pauvre homme dont le souvenir l’obsède. Lorsque Joseph Davranche donne cent sous à un mendiant, son camarade s'étonne. Joseph s'explique par un récit. Il a grandi dans une famille pauvre. Son oncle Jules devait beaucoup d'argent à son père. Il écrivait parfois, depuis l'Amérique, qu'il rembourserait bientôt. La famille, pleine d'espoir, attendit de nombreuses années. En l'honneur du mariage d'une fille Davranche, la famille se rend à Jersey. À bord du paquebot, on reconnaît Jules. C'est le capitaine qui résume son histoire. Il a recueilli Jules l'an dernier. Maintenant, l'oncle ouvre des huîtres sur le paquebot. Il ne veut pas se rendre au Havre, chez les Davranche, parce qu'il leur doit de l'argent. Après que la famille a commandé des huîtres, Joseph se charge de payer. Il laisse un pourboire à son oncle Jules qui ne le reconnaît pas et comprend que celui-ci a été mendiant. Depuis ce jour, il donne régulièrement cent sous aux vieux mendiants. »

« Les œuvres de Maupassant retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent, mais aussi par la maîtrise stylistique. La carrière littéraire de Maupassant se limite à une décennie — de 1880 à 1890 — avant qu’il ne sombre peu à peu dans la folie et ne meure peu avant ses quarante-trois ans. Reconnu de son vivant, il conserve un renom de premier plan, renouvelé encore par les nombreuses adaptations filmées de ses œuvres ».

 

Huguette

 

 

 Mois de novembre 2018 : 

Hommage à Jean Piat

 

 

  Le livre « Et… vous jouez encore ! » est la synthèse d’entretiens entre Jean Piat et le journaliste François d’Orcival. Ce recueil a servi de support à l’hommage rendu à ce prodigieux acteur, né en 1924 et mort récemment en septembre 2018.  Jean Piat s’y raconte avec l’humilité et l’humour qui le caractérisent. Un livre drôle et grave à la fois, sincère toujours.

Jean Piat a quatre ans quand il dit sa première réplique et découvre ce bonheur de jouer la comédie qui ne l'a plus quitté durant plus de soixante-dix ans.

En 1947, il entre à la comédie française qu’il quittera en 1972, après avoir joué dans une centaine de pièces de tous auteurs. Commence alors ensuite une longue carrière dans le théâtre privé, où Jean Piat excelle aussi bien dans le drame que dans la comédie.

C’est en 1972 qu’il accède à la notoriété auprès du grand public, à la télévision, en jouant dans les inoubliables « Rois maudits » de Claude Barma.

Jean piat a travaillé également pour le cinéma et pour des comédies musicales. Il a mis en scène de nombreuses pièces entre 1953 et 2006. Sa voix chaude et sa diction unique ont été sollicitées à plusieurs reprises pour des doublages.

Afin de faire revivre cet homme si attachant, ont été lus :

- « Les lunettes », texte de Françoise Dorin, dernière compagne du comédien, poème chargé de tendresse.

- « La tirade du nez », tirée de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Un exercice de style pour tout apprenti comédien !

- « Papa n’a pas voulu », chanson que Jean Piat se souvient avoir entonné dans sa jeunesse.

- Des extraits du livre où le comédien évoque les plus belles rencontres de sa vie théâtrale.

Jean piat ne jouera plus…. mais il reste dans les mémoires…

 

Huguette

 

 Mois de décembre 2018 : 

 

Histoires de fêtes Divers auteurs

 

Quel thème aurait été plus adapté à cette période que celui-ci….
Nous avons donc eu le plaisir de rappeler les origines du Père-Noël, de la bûche traditionnelle, du calendrier de l’Avent et de ses quatre bougies ainsi que des légendes se rapportant à la fête du 25 décembre, notamment celle du sapin et de ses guirlandes.
A cette époque, une question revient souvent : « Quel cadeau, et pour qui ? »
Alain Bertrand y répond avec humour dans son livre « Je ne suis pas un cadeau ». Par exemple, qu’offrir à son psy sinon un pèse-personne ? Après la description savoureuse de toutes les crises que peut déclencher la fréquentation de cet appareil, l’auteur conclut que la seule issue est de dérégler la balance !
Ecrire ses vœux : les brefs messages électroniques, les cartes numériques ont tendance aujourd’hui à détrôner les lettres et cartes postales personnalisées. Un bon prétexte pour ajouter à nos lectures des textes issus du recueil « Bonne année, 10 réveillons littéraires » de chez Folio. Une lettre de Mallarmé à son ami Henri Cazalis, une missive d’Emile Zola à sa maîtresse Jeanne Rozerot rappellent combien ce mode de communication peut associer la richesse, la profondeur des sentiments dévoilés et la qualité d’écriture. Une belle habitude à imiter et perpétrer.

Avant de clore, que le lecteur ou la lectrice de ce résumé reçoive les meilleurs vœux des Amis de la Bibliothèque de Limours pour une année riche de joies et de découvertes littéraires !

Huguette

 

 

 

Lecture du mois de janvier 2019

Frimas Divers auteurs

 

 

Encore un thème d’actualité….

 

Par ce temps où la météo se montre boudeuse, ensemble nous avons tenté de trouver du charme au froid et à ses comparses.

Les poètes nous ont aidé(e)s :

Alfred de Vigny a introduit nos lectures : « Qu’il est doux d’écouter des histoires …Quand les branches sont noires… »

 

Victor Hugo nous a fait partager les affres de la retraite de Russie : « Il neigeait. On était vaincu par sa conquête… »

 

Guy de Maupassant nous a peint des paysages enneigés : « La grande plaine est blanche, immobile et sans voix… »

 

Jacques Prévert nous a ramené(e)s sur les bancs d’école : « Dans la nuit de l’hiver galope un grand homme blanc… »

 

Rimbaud a su palier aux méfaits de la mauvaise saison en se montrant câlin : « L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose avec des coussins bleus… »

 

Charles d’Orléans s’est montré familier : « Hiver, vous n’êtes qu’un vilain... »

 

Autrefois, à la veillée, autour d’un feu qui réchauffait le corps et l’âme, les contes venaient combler les esprits. Nous ne nous en sommes pas privé(e)s, en écoutant le conte tchécoslovaque « Les saisons et les mois »

 

Un extrait du roman de Olivier Truc, « Le dernier des lapons » est venu élargir notre horizon.

 

Enfin, afin de contrer la morosité que peut engendrer la saison, nous avons évoqué ces chanteurs « du froid » que sont Gilles Vignaud et Robert Charlebois en reprenant en chœur « Mon Pays » et « Je reviendrai à Montréal ».

Huguette

 

 

Lecture du mois de février 2019

 

 

Pages d’Histoire Divers auteurs

 

Un sujet qui ne laissait pas sans matière à lire…

La littérature regorge de récits historiques :

Histoires amoureuses de l’Histoire de France

Histoires magiques et mystérieuses

Histoires humoristiques

Récits héroïques

Récits politiques

Biographies

Récits stratégiques

Récits dramatiques

Et bien d’autres approches….

 

Ce lundi, deux titres ont d’abord retenu l’attention :

« Varennes, la mort de la royauté » de Mona Ozouf

Plusieurs projets pour faire fuir le roi avaient été élaborés mais aucun n’avait abouti jusqu’au 21 juin 1791. C’est avec quatre heures de retard que la berline quitte Paris. On est dans la berline avec la famille royale, on s’étonne de ne pas trouver aux différents relais M. de Choiseul, M. de Goguelat, M. de Damas, où sont les Hussards où sont les Dragons ? La fatigue, l’inquiétude s’emparent des passagers. On continue malgré tout en direction de Varennes. A ville est obscure, on cherche le relais. Soudain la berline est arrêtée à la Poterne à la sortie de la ville par six jeunes gens qui gesticulent et demandent le titre de transport. Qui est cet homme qu’on a l’impression d’avoir déjà vu et qui dit ne trouver la signature de l’Assemblée Nationale sur le document ? Elle n’est pas nécessaire mais qu’est-ce qu’un certain M. Durand pourrait répondre ? On les conduit chez le Procureur de la commune M. Sauce, épicier de son état. Il ne peut croire que ce M. Durand puisse être le roi comme le prétend Drouet. Il s’affole, fait sonner le tocsin, cherche l’aide des Municipaux. Enfin il a l’idée de faire venir habitant à Varennes dont les noces ont eu lieu à Versailles. Et là stupeur celui-ci se prosterne devant le roi. La suite sera une succession d’espoir et de désillusion, on cherche à gagner du temps. Mais voici de retour les émissaires envoyés à Paris. Il faut partir devant une foule agressive qui crie à Paris ! à Paris !

 

 « Le pape de l’an mil » tiré du livre « Au cœur de l’Histoire » de Franck Ferrand

 

Il s’agit d’un récit tiré du livre de l’historien Franck Ferrand.

Ce pape de l’an mil était un homme exceptionnel ; un savant polyglotte, un mathématicien, un voyageur et faiseur de roi : le pape Sylvestre II que les historiens continuent d’appeler Gerbert d’Aurillac.

Il est né dans un hameau près d’Aurillac dans le Cantal, aux environs de l’an 940, dans une famille modeste ; son père est laboureur. Jeune berger, il passe des heures à observer la nature pour en percer les secrets. Fasciné par la culture, il est attiré par le monastère de Sant Géraud. Il va faire paître ses moutons chaque jour aux alentours.

Remarqué par le Père Abbé, celui-ci propose à ses parents de pourvoir à son éducation et c’est ainsi qu’il entre au monastère où il recevra un solide enseignement littéraire.

Il est très apprécié de tous pour son caractère et son intelligence et avant ses 18 ans, il dépasse déjà son maître !

A l’occasion d’un passage au monastère de Saint Géraud, le Comte de Catalogne est frappé par son intelligence et obtient la permission de l’emmener avec lui. En Espagne, il va considérablement augmenter ses connaissances notamment en astronomie et en arithmétique ; aucune nouvelle discipline ne lui résiste.

Il va ensuite l’accompagner à Rome qui est alors sous la protection de l’empereur germanique Otton 1er. Gerbert devient le précepteur du fils de ce dernier.

Il part enseigner les mathématiques à l’école cathédrale de Reims, la plus réputée du royaume des Francs. Il réforme l’école et transmet ses connaissances acquises au contact des savants andalous juifs et arabes et ouvrent ainsi de nouvelles perspectives à l’Occident.

L’archevêque de Reims Adalbéron fait de lui son conseiller et ensemble ils vont favoriser l’avènement d’Hugues Capet qui sera élu Roi des Francs. C’est ainsi que sera fondée la dynastie des capétiens.

A la mort d’Aldabéron, Gerbert lui succède, puis il est nommé à l’archevéché de Ravennes avant d’être nommé Pape en 999. Il continuera à se passionner pour la connaissance et mourra en 1003, ayant fait le tour savoir de l’époque.

 

Récit moins sérieux mais tout aussi véridique : Guy Breton, dans le recueil « Histoires d’humour de l’Histoire de France » raconte avec délice comment la Grande-Bretagne doit son hymne national à la fistule de Louis XIV :

En 1686, le monarque tomba gravement malade. Une fistule fut diagnostiquée très tardivement, le roi opéré après de longs mois de souffrance. Les demoiselles de Saint-Cyr composèrent un cantique pour célébrer sa guérison.

En 1714, le compositeur Haendel, de passage à Paris, entendit le cantique et le trouva très beau. Il nota les paroles et s’en fut à Londres où il demanda qu’on lui traduisît le couplet. Le morceau devenu « God Save the King » fut offert au roi Georges 1er qui déclara que dorénavant, le chant serait exécuté lors des cérémonies officielles… Ainsi la petite histoire rejoint la grande…

 

Quelques tranches de vies tirées du livre « Les grandes amours de L’Histoire de France » de Pierre Ripert :

« La connaissance perdue du Président Faure » : un Président mort à 58 ans dans des conditions qui ont enchanté les chansonniers.

« Tante Yvonne et le Général » : comme quoi un mariage « arrangé » peut conduire à une union d’un demi-siècle.

« Marie, la petite Mazarine, ou l’aube amoureuse du Roi Soleil » : là où la raison d’état prend le pas sur les élans du cœur…

 

Monique, Armelle et Huguette

 

 

 

Lecture du mois de février 2019

Avec George Sand

 

 

« George Sand, pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, est une romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire

et journaliste française, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains les plus prolifiques, avec plus de 70 romans à son actif et 50 volumes d'œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.

George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice.

George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode. »

 

Une femme hors du commun, féministe avant l’heure, une femme volontaire qui a vécu une existence riche de rencontres diverses, d’échanges fructueux mais aussi de revirements sentimentaux qu’elle a su affronter et surmonter.

Sa biographie a été évoquée, tirée du livre de Pierre-Robert Leclercq « George Sand, les années Aurore »: un résumé bien malaisé à présenter, tant la vie de George Sand présente de facettes…

Elevée par sa grand-mère à Nohant, la petite Aurore apprécie la vie à la campagne. Mais afin de recevoir une éducation digne des jeunes filles de l’époque, la jeune fille doit entrer au couvent, mais n’y restera pas longtemps. Sa grand-mère lui cherche alors des prétendants qu’Aurore refuse.

En 1821, la grand-mère meurt, laissant sa fortune à Aurore. C’est Sophie, sa mère, avec qui elle ne s’entend pas qui devient alors sa tutrice. Pour acquérir sans doute plus de liberté, Aurore épouse Casimir Dudevant en 1822. Installée à Nohant, Aurore se montre une épouse soumise. Enceinte, elle lit beaucoup, tricote et écrit. Le 30 juin 1823, Aurore donne naissance à son fils Maurice à Paris.

En 1824, Casimir donne un léger soufflet à Aurore devant ses amis. La jeune femme se rend compte que tout la sépare de son époux, dont les goûts diffèrent totalement des siens. Le 13 septembre 1828, à Nohant, Aurore met au monde une fille, Solange , dont la paternité est attribuée à son ami de jeunesse Stéphane de Grandsagne. La situation conjugale se dégrade. Aurore veut son indépendance, souhaite travailler et gérer ses biens propres. Au même moment, elle engage une nouvelle idylle avec le romancier Jules Sandeau.

Au mois de décembre 1830, Aurore découvre le « testament » de son mari qui se résume à des critiques venimeuses et des rancunes envers sa femme. Leur séparation est inévitable. Face à la grande fermeté de son épouse, Casimir Dudevant s'incline. Aurore décide de vivre alternativement entre Paris et Nohant. Casimir doit lui verser une pension.

A Paris, Aurore se met en ménage avec Jules Sandeau et espère vivre de sa plume. Elle se rend rapidement compte que c’est quasiment impossible pour une femme. Par relations, elle rencontre le directeur du Figaro qui l'engage comme pigiste. Elle co-écrit avec Jules Sandeau une nouvelle publiée sous le seul nom de Jules Sandeau puis un roman "Rose et Blanche sous le nom de J. Sand qui rencontre un certain succès. Mère aimante elle fait venir ses enfants auprès d'elle, d'abord Solange puis Maurice. En 1832 elle propose son premier roman personnel, « Indiana ». C’est alors qu’apparaît le pseudonyme « George Sand ». Afin de faciliter sa vie de bohème et intellectuelle, George obtient un "permis de travestissement ». Elle adopte des tenues masculines qui, ajoutant à ses prises de positions politiques et religieuses, alimentent les critiques à son égard.

En 1833, elle rompt avec Jules Sandeau.

En 1833, elle rencontre Musset avec qui elle entretiendra une liaison orageuse. En 1835, la rupture sera définitive.

En 1836, George Sand reprend la gestion du domaine de Nohant mais veut en éloigner Casimir. Leur séparation est prononcée en sa faveur le 16 février 1836.

George Sand rencontre Chopin, de santé fragile. Leur relation amoureuse évoluera vers des rapports mère-fils. Lorsque le musicien rentre à Paris, George Sand s’engage en politique. Des années difficiles suivent pour elle entre 1848 et 1851, Chopin et son amie marie Dorval meurent, sa fille Solange s’éloigne d’elle, George Sand vit en recluse à Nohant.

Avec l'arrivée au pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte et son coup d'État du 2 décembre 1851,. George Sand décide de prendre fait et cause pour les condamnés et prisonniers politiques. Elle entreprend de multiples démarches en leur faveur, en 1852. L'Empereur finit par lui accorder deux audiences. George Sand plaide pour une amnistie générale. Son geste sera vain, Napoléon III lui accorde de rares remises de peine. George Sand manifeste sa pensée à travers ses romans, sa correspondance et le théâtre.

En 1849, George Sand rencontre Alexandre Manceau, graveur et auteur dramatique. George Sand s'installe dans une relation apaisée avec lui. Il est, pendant quinze ans, à la fois son amant et son secrétaire. Lorsque Alexandre meurt en 1865, George Sand revient vivre à Nohant. Elle y écrit et entretient une riche correspondance avec des écrivains.

En 1876, elle souffre de douleurs abdominales et s’éteint suite à une occlusion intestinale.

 

Deux de ses romans ont été présentés :

« La petite Fadette », paru en 1849 et « La mare au diable » de 1846, font partie des romans dits « champêtres » qui s’intéressent au mode paysan de la région du Berry à l’époque de l’auteur.

« La petite Fadette » évoque les relations qui se tissent entre la petite fille d’une sorcière de village et des jumeaux qui vont se disputer son amour, après l’avoir rejetée comme les autres habitants du village, avant d’avoir eu besoin de ses dons naturels pour se sortir de situations difficiles.

 

« La mare au diable » est un roman court qui décrit une intrigue amoureuse dans la société paysanne du Berry

Un jeune veuf qui cherche une nouvelle épouse doit rencontrer une veuve d'un village voisin. Lors du trajet pour aller la voir, Germain se perd dans une forêt et trouve un endroit où se poser pour la nuit, la « Mare au diable », avec son fils, le petit Pierre, et Marie, une jeune fille de 16 ans douce et belle qu’il accompagne là où elle travaillera comme bergère. Il tombe amoureux de la jeune bergère, qui le repousse à cause de son âge. Au matin levé, il confie son fils à la bergère et part rencontrer la veuve qu’il n’apprécie pas du tout. Retournant chercher son fils, il apprend que la bergère est partie précipitamment. Il la retrouve et la protège du fermier dont elle avait dû fuir les avances. De retour sains et saufs au village, ils n'osent se parler pendant plusieurs mois jusqu'à ce que Germain, pressé par sa belle-mère, rencontre Marie qui lui avoue son amour.  Le roman comporte une description précise de certains des aspects de la vie paysanne, comme le mariage, passage très vivant et bien documenté.

 

Monique, Armelle et Huguette

 

 

Lecture du mois de mars 2019

 

Facéties : Divers auteurs

 

Pour rire et sourire…

- De Jean-Michel Ribes

 Un échange épistolaire entre Charles et Letizia Bonaparte qui s’inquiètent de ce que le prénom -Napoléon- donné à leur deuxième fils puisse nuire à l’avenir de celui-ci.

« Jeux et joies » où l’auteur propose des jeux bêtes et méchants destinés à distraire le vacancier sur la route et sur les plages.

- De Pierre Desproges : « Le Corbeau et le Renard » : Une sévère critique de La Fontaine, comme quoi cette fable est « une vile tentative de dénigrer les laitages français !

- Un conte d'Alphonse Allais, "Bonté récompensée", où la compassion pour un serveur malhabile va être récompensée d'une curieuse façon.

- Un texte d'un auteur inconnu, "Une bonne chrétienne", qui raconte comment une épouse va respecter la parole donnée à son mari mourant.

- Un texte de Jean Michel Raffalli, auteur contemporain : "Chienne de vie" récit à double sens d'un amoureux de sa belle.

-Un sketch de Raymond Devos : "Dernière heure, celle que sa belle-mère a souhaité passer chez lui.

- Un conte populaire de Basse Bretagne, « Guyon l'avisé », de François-Marie-Luzel: Guyon venge son frère qui a souffert des mauvais traitements des membres d'une famille de châtelains en les humiliant d'une curieuse manière.

- Un sketch d'Anne Marie Carrière, "Le démon de midi", sur l'âge auquel les hommes sont les plus séduisants.

- Un texte anonyme mais savoureux sur la création divine et les étapes de la vie des êtres humains qui en résultent.

Monique et Huguette.